
Le premier Indiana Jones, '
Les Aventuriers de l'Arche perdue', a une introduction totalement unique, la scène où Indy court devant une boule géante, puis fuit des indigènes et saute enfin dans une rivière pour s’accrocher à un hydravion en train de décoller, a été imitée souvent, reprise en jeu vidéo, caricaturée, copiée… elle est une référence. Cette introduction est un hommage à tous les supers aventuriers de bandes dessinées, le héros se sort de toutes les situations, même les plus invraisemblables, il est fort, il sait piloter, il n’a peur de rien. Sauf… des serpents… on le sait dès le début du premier film.

Le deuxième, '
Indiana Jones et le temple maudit', a une intro magnifique. Un hommage aux James Bond, que
Harrison Ford imite avec élégance et perfectionnisme, la scène qui se passe dans le cabaret nous présente aussi la chanteuse qui va être sa compagne pour le film, Willie Scott, une femme totalement à l’encontre de la précédente. Le petit chinois, Demi lune, dans l’énorme voiture, une Auburn Boat Tail Speedster, qui roule à toute allure dans les ruelles étroite de Shanghai, donne une ambiance totalement surréaliste, les scènes se suivent avec une précision minutieuse, on reconnait le grand art de
Steven Spielberg. La aussi une référence à Tintin et son ami Tchang.

Le troisième opus, '
Indiana Jones et la dernière croisade', a une intro qui fait référence à son enfance, et explique la relation qu’il a avec son père. On y découvre son ennemi juré, ainsi que son tempérament d’aventurier inné. On comprend que sa fougue et sa manière de se lancer dans l’aventure est une seconde nature, et que rien ne pourra jamais le changer.

L’intro du dernier, '
Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal', est sans doute la plus travaillée,
Steven Spielberg y a mis beaucoup de temps et de soins. Il place le spectateur dans l’époque où se déroule l’histoire, au tant de la guerre froide, raconte une bonne part de l’histoire de la vie d’Indy, et orchestre une scène d’action spectaculaire, dont le spectateur n’a pas la moindre idée de la manière dont le héros pourrait s’en sortir. C’est du grand Spielberg, c’est utile, beau, narrateur et plein d’action. A peine commencé, le spectateur est convaincu qu’après toutes ces années, Indy n’a pas changé.