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| Titre: Scarface (1984) | ||
| Sortie en France: 03-1984 Sortie aux USA: 12-1983 |
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| Titre original: Scarface | ||
| Genre: Drame | Durée : 1h45 | Pays : Etats-Unis | ||
| Réalisé par: Brian De Palma | ||
| Scénario par: Oliver Stone | ||
| Musique : Giorgio Moroder | ||
| Distribution : Universal Pictures |






Lors de la scène où Sosa montre le reportage qui nuit à sa réputation et à celle de ses hôtes à Tony Montana. Une photo est montrée, il s’agît d’un réel membre d’un cartel de la drogue en Colombie.
ajouté par Lionel, le 2010-10-12, modifié la dernière fois le 2010-10-12John Travolta a été contacté pour le rôle de Manny Ribera. Rosanna Arquette, Melanie Griffith, Kim Basinger, Jennifer Jason Leigh, Kathleen Turner, Brooke Shields et Jodie Foster ont été envisagées pour le rôle de Elvira Hancock. Elles ont toutes refusé catégoriquement, Michelle Pfeiffer a accepté ! D’autres femmes ont été auditionnées pour ce rôle, comme Gina Davis, ainsi que Sharon Stone, ou encore Glenn Close. Robert de Niro s’est vu proposé le rôle de Tony Montana, mais il a refusé. Al Pacino dit que c’est le rôle qu’il a le plus aimé dans sa carrière d’acteur.
ajouté par Lionel, le 2010-10-12, modifié la dernière fois le 2010-10-12Giorgio Moroder est le compositeur de la musique du film Scarface. Le thème dramatique, que l'on entend au début du film, lorsque Tony Montana débarque en Floride. Ce thème revient à divers moments clés du film, lorsque Tony fait son premier meurtre, après le deal qui finit mal dans le motel, lorsque le dirigeable avec la fameux slogan apparait dans le ciel. La musique réapparait aussi à la fin du film, lorsque Tony se rend compte de ce qu'il vient de faire, et se trouve dans une situation de malaise. Le thème musical revient de manière très forte et imposante, lors de la fin du film, sur le dernier plan de caméra.
Giorgio Moroder est plus qu'un habile compositeur de musique de film, il suffit de jeter un oeil à sa filmographie pour se rendre compte de l'envergure de ses créations. La première composition connue est Midnight Express, puis viennent Flashdance, Scarface, Top Gun, avec la fameuse chanson Take My Breath Away et bien d'autres merveilles qui ont animé les images de grands films comme celui-ci.
Dans le film Scarface, le seul vrai cubain authentique est Steven Bauer, qui a d'ailleurs fait une remarquable prestation dans le film.
ajouté par cineculte, le 2010-10-12, modifié la dernière fois le 2010-10-12Steven Spielberg a participé à la réalisation d'une scène, celle de l'attaque des colombiens sur la villa de Tony Montana. Lorsque Tony rentre dans sa maison, à la fin du film, les murs sont rouges, ce qui introduit subtilement la suite des événements.
ajouté par cineculte, le 2010-10-12, modifié la dernière fois le 2010-10-12Lors de la sortie du film, en 1983, la censure a essayé d'interdire le film à la projection pour les moins de 18 ans, tout comme le film original, sorti en 1935. Pourtant, l'analyse minutieuse du film montre qu'il n'y a aucune complaisance de la part des créateurs. Si Brian De Palma nous fait admirer le héros, petit exilé cubain qui parvient à devenir riche, avec la femme qu'il aime, et tout ce qu'il veut, dans le pays de l'argent roi. Mais cela est une manipulation bien connue des scénaristes et réalisateurs, lorsqu'on sympathise avec un personnage, sa chute est encore beaucoup plus impressionnante. Ce n'est pas le vice, ni la jalousie qui le rendent fou, mais sa soif, c'est d'en vouloir toujours plus. SI certains ont pensé que le film faisait l'apologie du grand banditisme, il n'en n'est rien, il est en fait profondément moralisateur. C'était la mère de Tony qui avait raison, la petite ouvrière d'usine, qui ne voulait pas toucher à l'argent sale. Je ne vais pas vous sortir le "Bien mal acquis ne profite jamais", ce serait quand-même un peu lourd, mais on n'est pas loin du tout.
Si on n'est pas né avec un pistolet dans la main, ou avec la rage de tuer, on passe pendant le film, en regardant Tony Montana, au travers de trois phases très importantes. En premier, la pitié, lorsqu'il n'est rien et qu'il ronge son frein, puis l'admiration, lorsqu'il réussit, et le dégoût, lorsqu'il détruit tout ce qui se trouve autour de lui. Ces trois phases sont perceptibles au travers de la citation clé du film, "The world is yours", comprenez le monde est à vous. Au début, lorsqu'il est dans sa voiture pourrie, il fait une allusion au monde qui est à lui, il faire presque pitié, tant il en est loin. Après. lorsqu'il a battu son ennemi, le plus puissant de la ville, cette citation réapparait, mais impose le respect. A la fin, lorsqu'il meurt, on la revoit, symbole de sa réussite, mais de sa déchéance aussi. Conclusion, au premier abord, le film parait être un peu admiratif devant la violence, mais en fait il profondément moralisateur.
Sinon, c'est une oeuvre cinématographique de très haute qualité, les scènes s'enchaînent avec un poids qui ferait douter les plus forts, on subit le film, on n'oserait même pas faire une remarque sur son déroulement. Du grand art, on en fait plus des comme ça!!!
Deux jeux vidéo sont directement liés au film, Scarface: The World Is Yours Scarface: Money. Power. Respect. Mais d'autres références indirectes existent, le jeu Grand Theft Auto: Vice City, sorti en 2002 est truffé de références au film. L'époque, les musiques, les personnages, la ville et autres.
Le film a été tourné à Los Angeles principalement, la production voulait éviter la Floride, craignant des représailles de cubains fâchés. Des décors couteux ont été installés à Los Angeles pour donner l’illusion. Toutefois, des scènes ont été tournées à New York et à Miami.
ajouté par Lionel, le 2010-10-11, modifié la dernière fois le 2010-10-11The world is yours, comprenez le monde est à vous, est un slogan publicitaire, qui apparait plusieurs fois dans le film original comme dans le remake de Brian De Palma. Au début, il apparait comme une provocation, à celui qui n’a rien. Après c’est presque un chemin, une étoile porteuse d’un message dans le ciel de Miami, un but, puis le monde est à lui. Dans le film La Haine de Mathieu Kassovitz, le même slogan revient à plusieurs reprises.
ajouté par Lionel, le 2010-10-11, modifié la dernière fois le 2010-10-11Scarface de Brian De Palma avec Al Pacino est en fait un remake, du film du même nom, Scarface, réalisé en 1932, mais que se passait à Chicago, la ville des gangsters américains de cette époque. Brian De Palma voulait faire son remake dans la même ville et dans la même ambiance, mais des problèmes budgétaires sont venus empêcher cela. Disons plutôt que cela a été une opportunité incroyable, le Miami coloré et opulent des années 1980 a tout simplement fait le succès de ce film, et si une année plus tard, Michael Mann débute une série intitulée Miami Vice, c’est sans aucun doute parce que Scarface a apporté la preuve que l’ambiance Miami était un succès qui s’exportait.
Brian De Palma a l’idée géniale de situer son récit dans le début des années 1980, sur fond d’un événement politique réel, et très chaud pour l’époque. On est en pleine guerre froide, et Cuba, bastion communiste en zone américaine, l’île se situe à 200 kilomètres des côtés de la Floride. Fidel Castro fait un discoure public, où il prétend se débarrasser des opposants de la révolution et laisse partir pour les Etats-Unis les personnes qui ne veulent pas rester sur l’île de Cuba. On voit un bref aperçu de ce discours dans la première minute du film. Ce sont 125000 personnes, d’après les gardes-côtes américains, qui partent en l’espace de trois jours, parfois sur des embarcations de fortunes, pour regagner les côtes de la Floride, après ces trois jours, il n’était à nouveau plus possible de quitter l’île. Le service de l’immigration aux Etats-Unis, a estimé que 25000 de ces 125000 personnes, étaient en fait des criminels, dont Fidel Castro a voulu se débarrasser. Ils ont débarqué sur les côtés de la Floride, avec leurs espoirs et leur violence. Brian De Palma décide alors de raconter l’histoire de l’un d’eux, Tony Montana, son ascension fulgurante, dans le milieu du crime, de son premier boulot dans un snack, jusqu’au sommet de la pègre de Miami. Il transpose l’histoire originale, d’un immigré qui arrive à Chicago à l’époque de la prohibition, et parvient à réussir en faisant du commerce d’alcool. Transposé dans le Miami des années 1980, et en remplaçant l’alcool par la drogue, Brian De Palma réussit un véritable coup de génie.
Scarface veut dire visage balafré, et c’était le surnom d’Al Capon, qui a inspiré le film original de 1932. Mais dans cette version de 1983, elle prend encore une autre signification, celle d’un visage creusé et marqué, par la consommation de drogue. Le film commence avec une musique tragique, thème récurrent dans le film, qui alourdi encore la charge dramatique du personnage incarné par Al Pacino, un homme qui peut tout risquer, il n’en a rien à faire, et c’est sa force. Le scénariste du film est Oliver Stone, qui n’était alors pas connu comme réalisateur. Il était lui-même, d’après ses propres dires, accro à la cocaïne lorsqu’il a écrit l’histoire de Scarface, il n’en fallait pas moins, il faut avouer une réussite complète sur l’histoire et ses ramifications. Tony Montana est devenu un personnage de légende, créé par le cinéma, il a fortement inspiré d’autres œuvres, jeux vidéo, musiques et autres.
ajouté par Lionel, le 2010-10-11, modifié la dernière fois le 2010-10-11





