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| Titre: Peur sur la ville (1975) | ||
| Sortie en France: 04-1975 Sortie aux USA: |
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| Titre original: | ||
| Genre: Policier | Durée : 2h04 | Pays : France | ||
| Réalisé par: Henri Verneuil | ||
| Scénario par: Jean Laborde, Francis Veber | ||
| Musique : Ennio Morricone | ||
| Cascades : Rémy Julienne | ||
| Distribution : Cerito Films |




Jean-Paul Belmondo a fait toutes ses cascades lui-même, les plus dangereuses aussi, sur les toits de Paris, sur le métro, il n'y a pas une seule prise de vue où il aurait été doublé. Belmondo a joué son propre rôle jusqu’au bout, totalement exceptionnel, lorsqu'on voit la difficulté des cascades effectuées sur ce film, et le niveau de professionnalisme qu'il faut pour les réussir.
Dans l'affiche originale de Peur sur la ville, on voit Jean-Paul Belmondo dans une tenue qui est directement inspirée du personnage de Bullitt, dans le film du même nom, avec Steve McQueen, pantalon serré, pull à col roulé et holster apparent.
Une des cascades qui a demandé beaucoup de préparation, et surtout de contraintes, est celle de la tour, où Jean-Paul Belmondo descend depuis un hélicoptère et parvient à rentrer dans l'appartement. La scène se tourne 4-8 rue Robert-de-Flers à Paris. C'est Jean-Paul Belmondo qui va tourner la scène, et ça c'est la bonne nouvelle, il ne renonce jamais. Pour ce qui est de l'organisation de cette scène, Henri Verneuil raconte ce véritable casse-tête. La scène se déroule au 25ème étage de la tour, Belmondo doit descendre d'un hélicoptère, et rentrer dans un appartement en cassant la fenêtre. Les autorisations sont très difficiles à obtenir pour le survol de la zone urbaine, il faut que l'hélicoptère longe la Seine, il faut aussi une piste d'atterrissage de secours, un vent de moins de 7 km/h pour pouvoir s'approcher des façades de l'immeuble sans risque. Mais ce n'est pas tout, il faut que la tour soit vide, elle doit donc être remplie de bureaux, et faire cela le samedi. Et de plus, il faut les autorisations conjointes, du ministère de la Défense, de la police de l’Air, de la gendarmerie nationale, de la police municipale et du ministère de l’Intérieur ! Henri Verneuil n'a pas le meilleur souvenir de ce moment, croulant sous la paperasse et les contrariétés, de plus les samedis passent, et le vent ne tombe pas. Le réalisateur a dû se décider à commencer contre les avis de la météo, et lorsqu'enfin le vent est tombé lors d'un bref instant, la scène a démarré. Cette scène a eu l'appui du GIGN pour sa réalisation, sans quoi tout cela n'aurait pu être possible. A noter aussi que le tournage de cette scène s'est déroulé en janvier, dans des conditions de température qui rendent la chose encore plus méritante pour l'acteur cascadeur Jean-Paul Belmondo. Il a toujours aimé faire ses propres cascades et était persuadé que cela apportait plus au film, on peut toujours voir clairement que c'est le même personnage qui effectue les scènes d'action.
ajouté par cineculte, le 2011-12-10, modifié la dernière fois le 2011-12-10Il est clair que pour le réalisateur Henri Verneuil, comme pour l'acteur principal Jean-Paul Belmondo, tourner une séquence sur le toit d'un métro, à vitesse réduite, et le montrer en accéléré dans le film, c'est interdit, tricher, inimaginable. La scène a été tournée à 70 km/h, lorsqu'on saute de vaguons en vaguons, sur le toit d'un métro parisien, c'est quand-même beaucoup! Pour répéter la cascade, Jean-Paul Belmondo l'a faite d'abord à 10 km/h, puis de plus en plus vite, pour trouver sa position d'équilibre idéale. Lors du tournage de la scène à pleine vitesse, il y avait une foule de 5000 personnes qui regardait Bébel sauter sur les toits des vaguons, une ambiance de démesure, une véritable cascade en live.
ajouté par cineculte, le 2011-12-10, modifié la dernière fois le 2011-12-10Il faut avouer que le choix des trois acteurs principaux y est pour beaucoup. Charles Denner, avec ses interprétations si authentiques, Belmondo dans une forme éblouissante, et celui qui joue l'ennemi public numéro 1, Adalberto Maria Merli, est tout à fait exceptionnel, il joue avec tellement d'habileté, on ne tarde pas à voir le monstre qui est en lui.
Dans tous les films on voit des références ou des inspirations à d'autres œuvres ou encore à des personnages réels. Lorsque les deux hommes sont aux Galeries Lafayette, ils pénètrent dans une pièce où il y a des mannequins de vitrines en quantité, entreposés. C'est bien sûr une référence au film '6 femmes pour l’assassin', de Mario Bava. Quant au début du film, on peut y trouve une référence à un autre film du même réalisateur Italien, 'Les trois visages de la peur', cette manière de filmer le téléphone, de rendre la scène oppressante et de créer le malaise. On peut dire que Peur sur la ville a deux inspirations majeures, une italienne assez forte, car le film fait beaucoup penser aux films policiers italiens de l'époque, genre « giallo », mais en plus sobre, grande audience cible oblige. L'autre forte inspiration est américaine dans ces années là en France. Les gigantesques tours vues dans le film, l'affiche de cinéma avec un Bébel au look Bullitt, ou encore cette poursuite dans le métro, avec un je ne sais quoi de French Connection, mais tout est parfaitement maitrisé, et jamais le film n'a l'air de reprendre, mais toujours de réinventer ou de faire hommage, on est en présence d'un film fort dans son esthétique, dans son ambiance, dans ses personnages. Un autre aspect intéressant sont les vues où l'on voit ce que Minos, le psychopathe et ennemi public numéro 1 voit. L'oeil du monstre, alors que normalement on aurait tendance à mettre le spectateur à la place de la victime, pour faire peur, le mettre dans l'oeil du monstre lui donne encore plus l'impression que la victime est ciblée, c'est un aspect du film d'épouvante américain qui a toujours très bien marché, avec cette technique, Minos à l'air encore plus monstrueux.
ajouté par cineculte, le 2011-12-10, modifié la dernière fois le 2011-12-10Près de 400 m² de faux vrais toits en zinc et en tuiles ont été construits sur les Galeries Lafayette pour le tournage de cette scène. Faux vrais car c'était un décor de cinéma, vrais parce que c'est un véritable toit supplémentaire qui a été construit, rien à voir avec du matériel de déco. Lors du tournage de cette scène sur les toits des Galeries, Jean-Paul Belmondo, s'est blessé, une main droite fracturée et déchirée, et un bras fêlé. Comme d'habitude Belmondo est allé jusqu'au bout de la cascade sans se plaindre. Anecdote amusante du tournage aux Galeries Lafayette, la scène dans le magasin, si certains clients savaient qu'un tournage était en train de se faire sur place, beaucoup l'ignoraient. Lors du tournage de la scène, des réactions de stupéfaction étaient totalement naturelles, imaginez-vous la scène, vous faites vos courses, et voyez débouler Jean-Paul Belmondo dans un film d'action. Le réalisateur s'est servi de cet effet de surprise, cela donnait des figurants de première qualité.
ajouté par cineculte, le 2011-12-10, modifié la dernière fois le 2011-12-10Lors de la scène du pont de Bir-Hakeim, Jean-Paul Belmondo effectue une cascade plutôt périlleuse, et retombe sur ses pattes comme d'habitude. Un passant qui a assisté au tournage s'est exclamé : « Bravo Bébel, même pour cent briques, je ne l'aurais pas fait! ». Belmondo s'est tourné vers le passant et lui a répondu : « Moi non plus ! ».
ajouté par cineculte, le 2011-12-10, modifié la dernière fois le 2011-12-10
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