Jean-Paul Belmondo est un acteur français, né le 9 avril 1933 à Paris. Il vient d'une famille d'artistes, son père Paul était un sculpteur, sa mère était artiste-peintre. Son frère Alain est directeur de théâtre et producteur de cinéma, et sa sœur Muriel, danseuse. Le fils de
Jean-Paul Belmondo, Paul qui porte le même prénom que son grand-père, est devenu pilote automobile.
Jean-Paul Belmondo à créé sa propre société de Production, Cerito Films.
Jean-Paul Belmondo est passionné par le sport dès son plus jeune âge, il aime surtout la boxe. Attiré par le monde du spectacle, il suit les cours de Raymond Girard et débute à l'âge de 17 ans au théâtre. Il tente alors le Conservatoire d'art dramatique, il est reçu en 1951. Il est alors un acteur de théâtre et joue plusieurs pièces durant les années cinquante.
Sa carrière cinématographique débute en 1958, dans
Sois belle et tais-toi de
Marc Allégret en 1958, aux côtés de la belle
Mylène Demongeot. Le rôle qui le fait connaître du grand public et celui de Michel Poiccard dans
A bout de souffle de
Jean-Luc Godard. Un autre film qui lui a donné les faveurs du public est
L'Homme de Rio de
Philippe de Broca, en 1964, où il joue avec
Françoise Dorléac.
Pendant les années soixante-dix, il est une star incontournable, il joue dans
Borsalino de
Jacques Deray, en 1970. On se rappelle de son rôle dans
Les tribulations d'un Chinois en Chine de
Philippe de Broca ou encore le très connu
Peur sur la ville d
Henri Verneuil. Le public aime Bebel, il fait ses cascades lui-même, il a une prestance incroyable à l'écran, de l'humour, du charme, dorénavant, chaque sortie de film sera un événement national dont tout le monde parle. Les années quatre-vingts lui offrent de merveilleux succès, au sommet de sa gloire, il fait rêver et alimente les critiques du monde entier. Il rompt l'image type de l'acteur qui joue les durs à l'écran et hurle après son sèche cheveux après la prise de vue, il prend des risques, à en rendre les réalisateurs et assureurs nerveux et fébriles. Il joue avec dérision ce rôle dans
L'animal de
Claude Zidi avec
Raquel Welch, en jouant un double rôle, celui de l'acteur et du cascadeur.
Puis après, c'est
Flic ou voyou de
Georges Lautner, et après ses films les plus mémorables, comme
Le professionnel resté dans nos mémoires pour un rôle saisissant, sur une musique d
Ennio Morricone. Dans
Le Marginal de
Jacques Deray, il offre un hommage à
Steve McQueen décédé deux ans auparavant, en jouant une course poursuite phénoménale sur les bords de la Seine, à bord d'une Ford Mustang 1967. Cette même voiture a été utilisée par
Steve McQueen dans la légendaire poursuite du film
Bullitt de
Peter Yates en 1969. Autre grand succès de
Jean-Paul Belmondo,
L'As des As de
Gérard Oury, en 1982, avec
Marie-France Pisier. Il interprète le rôle taillé sur mesure de Joe Cavalier, un ancien héros de l'aviation de la première guerre mondiale, devenu boxeur puis entraîneur de l'équipe française de boxe aux jeux olympiques de Munich, en 1936. Le personnage semble assez égoïste, il pense surtout à lui, mais lors de son arrivée en Allemagne, il rencontre le petit Simon, un jeune garçon juif qui rentre dans son pays, qui n'est manifestement plus le sien. Il joue un rôle touchant, dans lequel il excelle avec son incomparable talent.
Il joue ensuite des rôles d'hommes en constante course dans des comédies au rythme effréné, comme
Joyeuses Pâques avec
Sophie Marceau ou encore
Hold-up avec d’
Alexandre Arcady avec
Kim Cattrall et
Guy Marchand.
En 1987, 30 ans après son départ du théâtre, il retourne sur les planches, et joue Kean, le public l'apprécie beaucoup. Il joue ensuite dans un film de
Claude Lelouch,
Itinéraire d'un enfant gâté, avec
Richard Anconina.
En 1998, ce sont les grandes retrouvailles,
Jean-Paul Belmondo joue à nouveau aux côtés d
Alain Delon dans un film d'action,
Une chance sur deux de
Patrice Leconte, où les deux géants du cinéma n'hésitent pas à régler leurs comptes avec beaucoup d'humour.
A la suite d'un sérieux incident cardio-vasculaire, il interrompt sa carrière d'acteur. Il reçoit en 2007 le titre de Commandeur de la Légion d'honneur. Il revient au cinéma en 2008, après sept ans d'absence, dans
Un homme et son chien de
Francis Huster, le public est toujours là, il apprécie beaucoup le retour de son acteur fétiche.