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| Titre: Le Tunnel (2001) | ||
| Sortie en France: 11-2001 Sortie aux USA: |
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| Titre original: Der Tunnel | ||
| Genre: Aventure | Durée : 2h37 | Pays : Allemagne | ||
| Réalisé par: Roland Suso Richter | ||
| Scénario par: Johannes W. Betz | ||
| Musique : Harald Kloser, Thomas Wanker | ||
| Distribution : |

| Heino Ferch | Nicolette Krebitz | Alexandra Maria Lara | Sebastian Koch |
| Mehmet Kurtulus | Heinrich Schmieder | Uwe Kockisch | Karin Baal |
| Dorothea Moritz | Wolf-Dietrich Sprenger |




Le Tunnel de Roland Suso Richter apparait comme un événement très appréciable dans le monde du cinéma, et ceci pour plusieurs raisons. La première, c'est que si ce sujet s'est souvent vu attribué une place de décor dans une multitude de films traitant de la guerre froide ou de cette époque, le mur n'a été que trop rarement le sujet d'un film, et pourtant, le mur est le point essentiel de cette période, la balafre qui a fait saigner l'Allemagne, d'une culpabilité inavouable, la rendant à l'état d'un trophée que se partageait les deux grands gagnants de la deuxième guerre mondiale. C'est un sujet très délicat, et il est difficile d'expliquer quelle a été la souffrance des allemands de chaque côté du mur, tant les souffrances que l'Allemagne nazie a pu faire endurer aux autres pendant la deuxième guerre mondiale ne pouvait bien évidemment être comparée, ni attirer la moindre compassion. C'est évidemment faux, ceci est un autre sujet, c'est une autre Allemagne, celle qui souffre de son passé, de cette culpabilité qui ne cessera jamais, du présent, qui le lui rappelle tous les jours. Toutefois, le film nous recentre sur le véritable problème de ce mur, plus qu'une représentation architecturale de l'incompréhension de deux mondes extrêmement puissants, c'est surtout la souffrance, celle des gens qui habitent des deux côtés, que le réalisateur nous raconte dans de film tiré de la véritable histoire qui s'est produite en 1964. Deuxième point positif, on ne tombe pas dans un manichéisme primaire des méchants de l'Est contre les gentils de l'Ouest, le réalisateur tente de nous montrer un tableau beaucoup plus nuancé, sa perception est donc naturellement beaucoup plus intéressante. Le troisième point positif est bien évidemment la narration de l'histoire, qui est vraie, qui s'appuie dès le début sur des images d'archives, pour nous mettre dans l'ambiance, des scènes reconstituées par des acteurs, qui représentent des images fortes qui ont fait le tour du monde à l'époque, comme celle du soldat Est-allemand qui saute les barbelés pour prendre la fuite. Ce tunnel, a réellement été creusé, en août 1964, par 36 jeunes, sur une distance de 145 mètres. L'histoire du personnage de Harry Melchior est en fait celle de la vie d’Hasso Herschel qui a réellement entrepris cet acte, qui montrait non seulement du courage, mais qui était aussi un symbole, car il montrait un peuple emprisonné, et la détermination de se défaire de cette oppression continuelle.
ajouté par Cinescop, le 2012-02-13, modifié la dernière fois le 2012-02-13





