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| Titre: Le corniaud (1965) | ||
| Sortie en France: 03-1965 Sortie aux USA: 10-1967 |
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| Titre original: | ||
| Genre: Comédie | Durée : 1h45 | Pays : France | ||
| Réalisé par: Gérard Oury | ||
| Scénario par: Gérard Oury, André Tabet, Georges Tabet | ||
| Musique : Georges Delerue | ||
| Cascades : Gil Delamare | ||
| Distribution : Royal Films International |

| Bourvil | Louis de Funès | Venantino Venantini | Henri Génès |
| Beba Loncar | Jack Ary | Alida Chelli | Saro Urzì |
| Lando Buzzanca | Guy Grosso | Pierre Roussel | Jacques Ferrière |
| Michel Modo |




Louis de Funès rend hommage à Charlie Chaplin, dans la scène du garage à Naples. La musique de cette scène est très proche de celle d'une scène du film Les Temps Modernes, de Funès n'arrête jamais de bouger, et il fait souvent de petits gestes circulaires avec une main, hommage évident aux tours de cannes de Chaplin, mais aussi une référence au travail à la chaîne, dans Les Temps Modernes. La musique est la Tarantelle extraite de La Boutique Fantasque de Gioachino Rossini. Et si vous avez encore des doutes après tout cela, regardez le fond de la scène, lorsque de Funés est debout sur la voiture, à côté des rouages, on est proche de l'affiche du film de Chaplin, Les Temps Modernes.

Mais en observant cette scène du garage, on voit une autre influence de Charlie Chaplin, celle du Dictateur, lorsqu'il fait la barbe de son client sur la musique de la 5ème Danse Hongroise de Brahms.
ajouté par cineculte, le 2012-01-29, modifié la dernière fois le 2012-01-29On peut considérer Le Corniaud comme un film du genre road movie comique. Le héros principal, joué par Bourvil, va entreprendre un voyage à bord d'une somptueuse Cadillac, qui va lui faire traverser, l'Italie, par Rome, Naples, Pise, la France par Paris, la Côte d'Azur, la Cité de Carcassonne. Sans oublier des lieux magnifiques, comme la Villa d'Este, ou encore le château Saint-Ange. C'est un film à gros budget, réalisé par Gérard Oury, qui va enchainer après une suite de grands succès du cinéma comique.
ajouté par cineculte, le 2012-01-28, modifié la dernière fois le 2012-01-28Le scénario du Corniaud prend son inspiration dans des faits réels, en 1962, un présentateur de la télévision française, Jacques Angelvin, est arrêté dans une grosses voiture américaine, une Buick, il est accusé d'avoir transporté 50 kilos de drogue. Il a nié et se disait innocent, il prétendait que delà s'est produit à son insu. Pourtant l'enquête a démontré le contraire, il y avait bien participé, mais beaucoup de gens avaient cru en son innocence, assez pour créer le mythe. Cette histoire a aussi inspiré un autre film très connu, French Connection, avec Roy Scheider et Gene Hackman. Une autre inspiration notable est présente dans le film, dans un épisode de la série Le Saint, avec Roger Moore, une voiture avec les pare-chocs en or massif est utilisée comme stratagème. L'épisode est passé pour la première fois en 1964, juste pendant la préparation du film.
ajouté par cineculte, le 2012-01-28, modifié la dernière fois le 2012-01-28La scène où l'on voit Louis de Funès prendre une douche à côté d'un grand balèze est une scène qui été ajoutée et qui ne faisait pas partie du scénario original. C'était un moyen de donner plus de présence à l'acteur, le film étant plus concentré sur Bourvil. La montagne de muscle qui prend sa douche à côté de Louis de Funès est un catcheur nommé Robert Duranton.
ajouté par cineculte, le 2012-01-28, modifié la dernière fois le 2012-01-28L'accident entre la 2CV et la Rolls a été mis au point par Gil Delamare, une référence dans le milieu de la cascade et des effets spéciaux. C'est lui qui a notamment fait travailler Rémy Julienne dans ses premiers films. La 2CV était munie de 250 boulons explosifs, afin de tomber en morceau au moment voulu. La voiture traverse la place Sainte-Geneviève à Paris, et c'est le choc, et l'une des scènes les plus connues du cinéma comique français. Gérard Oury s'est inspiré d'une scène d'un autre film, dans le Miroir à deux faces, où il était aussi scénariste, et acteur. Il percutait avec une grosse américaine une 2CV conduite par Bourvil. Il a vu tout le potentiel comique de cette situation, et lorsque la rencontre entre Louis de Funés et Bourvil devait être scénarisée, il a tout de suite pensé à cette opportunité. Mais le résultat va être encore bien au-delà des attentes, lorsque Bourvil improvise complètement et s'exclame au milieu de sa voiture en ruine, "Elle va marcher beaucoup moins bien, forcément!", si on passe l'image au ralenti, on voit que Louis de Funès baisse légèrement la tête pour dissimuler son éclat de rire, il ne fallait surtout pas rater la scène qui coutait excessivement chère et aurait été difficilement rejouable. Bourvil avait aussi un peu d'imprévu, le volant ne sortait pas du premier coup, et il a dû tirer plusieurs fois dessus pour le faire venir.
ajouté par cineculte, le 2012-01-28, modifié la dernière fois le 2012-01-28Après avoir été le film le plus populaire de l'année, les américains sont venus faire des propositions pour adapter le film aux États-Unis, il y aurait eu Dean Martin et Jack Lemmon. Mais la production française a toujours refusé.
ajouté par cineculte, le 2012-01-28, modifié la dernière fois le 2012-01-28Sur le port de Naples, lorsque Bourvil manipule la Cadillac sur le quai de chargement, il a bien failli passer en bas, il s'était trompé de vitesse avec la boite automatique au volant, et avait mis la marche arrière. Beaucoup de peur, heureusement pas de mal. Par contre la Jaguar verte, de M. Saroyan, a eu un problème pendant le tournage. Un membre de l'équipe technique la prise pour faire un tour un soir, et l'a embouti dans un camion. Il a fallu en faire venir une autre, la faire repeindre de la même couleur, ce qui a duré plusieurs jours, et des pertes d'argent, le tournage a dû être réorganisé autour de cet événement. Louis de Funès a été très déçu lorsqu'il a vu les premiers montages, il s'est rendu compte qu'il était beaucoup moins à l'écran que Bourvil. C'est la que Gérard Oury a eu l'idée de la scène où de Funès prend sa douche à côté d'un grand balèze. Une scène où l'acteur pouvait exprimer son talent comme il le voulait.
ajouté par cineculte, le 2012-01-28, modifié la dernière fois le 2012-01-28





