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| Titre: La prisonnière du désert (1956) | ||
| Sortie en France: Sortie aux USA: 03-1956 |
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| Titre original: The Searchers | ||
| Genre: Western | Durée : 1h58 | Pays : Etats-Unis | ||
| Réalisé par: John Ford | ||
| Scénario par: Frank S. Nugent | ||
| Musique : Max Steiner | ||
| Distribution : Warner Bros. |






La Prisonnière du désert est considéré par beaucoup comme un véritable chef-d'œuvre du cinéma américain. Même si cela n’a pas été facile pour les critiques et les spectateurs à l’époque de voir les débuts de l’Amérique sous un angle plutôt sombre. Sombre pour un peuple américain qui à l’époque vient tout juste de ranger la winchester dans l’étui… Ce film dénonce la position des indiens d’Amérique et le drame de ce peuple. Le racisme et ses incohérences, et surtout la haine de deux peuples et le résultat catastrophique des conséquences. Nuancé sur beaucoup de points, le 115ème film de John Ford est un véritable commentaire social, sur fond de western et d’histoire d’amour. Véritable fresque de grès rouge, de la Monument Valley, filmé en Vista Vision avec une grande maîtrise de la photographie, on est en présence d’un grand film du cinéma. Le spectateur est transporté au travers de différentes oppositions, entre l’immensité et de petits espaces restreints, la liberté et la captivité, la cruauté et l’amour, mais toujours avec une certaine complexité et des nuances très subtiles. L’histoire raconte un héros, à la découverte de soi après un massacre Comanche.
ajouté par RogerD, le 2010-09-01, modifié la dernière fois le 2010-09-01La bande son du film est très réussie, que ce soit la raisonnance des coups de feu dans les grands espaces, ou le galop des chevaux, les bruitages sont bien au-dessus de ce que l'on faisait à l'époque pour ce genre de film. Chaque coup de pistolet dégage une véritable violence qui en montre l'effroyable aspect. Manifestement, John Ford est allé très loin dans cette oeuvre, pour montrer une image beaucoup plus nuancée des débuts de l'amérique.
ajouté par Cinescop, le 2010-08-25, modifié la dernière fois le 2010-08-25Le début du film nous montre une rencontre forte, émotionnelle. Remplie de subtilités cinématographiques. Ethan le héros, montre beaucoup de signes lorsqu’il arrive à la maison, tout au début du film. Son chapeau enfoncé, les prises de vue à contre-jour, le héros n’est pas très fier de lui, la guerre est perdue, il revient de plusieurs années dont on ignore la vraie vie, mais dont on se doute qu’elles n’ont pas été moralement des plus glorieuses. Le héros est fatigué, il pose sa main contre le poteau de la terrasse, un moment de répits après tout cela. Ethan est déjà très usé, avant même que ne commence une très longue traque. John Ford laisse le spectateur imaginer de manière consciente ou inconsciente, qu’il y a eu plus que cela entre Martha et Ethan. Après un amour à peine perceptible, une haine dévorante contre le peuple indien fait surface dans le film. Comprenant ce film au premier degré, le spectateur pourrait croire que John Ford stimule cette impulsion, mais ce n’est pas le cas. Il montre un aspect de la haine pour mieux la comprendre, mais aussi pour mieux la combattre. Une forte inspiration biblique va aussi baigner le film, par les propres convictions du réalisateur, mais aussi pour en mesurer l’inefficacité, lorsqu’elle est générée uniquement pour certains hommes, alors qu’elle doit être pensée pour tout le monde.
ajouté par LukyStream, le 2010-08-22, modifié la dernière fois le 2010-08-22Dans ce film, des oppositions très fortes sont révélées. Sous une apparence plutôt conventionnelle pour l'époque, Indiens contre cow-boys, John Ford est allé beaucoup plus loin, et a affiché des nuances totalement en ruptures avec ses habitudes. Plus qu'un film noir, La Prisonnière du Désert est une preuve que l'Amérique qui veut tout voir blanc ou noir, est bâtie sur des valeurs totalement controversées. Tout d'abord le héros, Ethan, joué par John Wayne, qui est continuellement entre le bien et le mal, le valeureux guerrier (perdant), contre un passé flou, peut-être malhonnête envers certaines population qu'il pense inférieure. Il est accompagné par un jeune métisse, alors qu'il traque des indiens, il recherche une pure enfant de sa race, il trouvera une indienne. Il est capable de donner cinq années de sa vie dans une quête désespérée, et de risquer sa vie dans une guerre perdue d'avance, c'est ce qui le rend honorable et impose le respect. Mais ce qu'il y a de plus impressionnant, c'est la capacité du réalisateur à montrer les points communs entre la race blanche et la race indienne, et surtout le principal, la haine! Celle qui fait oublier la raison.
Des oppositions permanentes dans le film :
Les grands espaces de l'Ouest américain - La petite maison de la famille
Les blancs - Les indiens
Des blancs indiens - Des indiens se comportant comme des blancs
Le déclin d'une partie de l'Amérique - Les victoires d'un peuple aux valeurs plus saine
L'influence négative des blancs sur les indiens - L'influence positive des indiens sur les blancs
La lenteur du film et d'une quête interminable - La rapidité du dénouement de certains événements
Le ciel d'un bleu éclatant - le sol orange qui brûle par son aridité
La haine - L'amour
Une dimension dramatique est perçue dès les premiers plans du film, l'accueil du héros, par Martha est douloureux. La famille accueille le personnage sans se soucier, sans lui poser de questions, mais ont perçoit déjà qu'il y aura sans doute une déchirure, entre ce personnage seul, et cette famille dont les principes vont forcément se heurter...
ajouté par Julien, le 2010-08-19, modifié la dernière fois le 2010-08-19Lorsque les hommes capables de défendre cette famille sont absents, le drame survient... Une flèche d'indien plantée dans un animal d'élevage, pour montrer la haine et la violence gratuite d'un peuple en vers un autre, scène qui sera renversée pour montrer qu'aucune des deux parties n'est mieux que l'autre... Le chien qui sent le drame arriver, et un habile cadrage qui nous fait ressentir l'événement du massacre comme une infamie, sans même nous le montrer... du grand art...
ajouté par Cinescop, le 2010-08-19, modifié la dernière fois le 2010-08-19
Le personnage principal, joué par John Wayne, est un homme voué aux causes perdues ! Perdant lors de la guerre de Sécession, homme dont la vie mystérieuse laisse présager une personne à la limite de la légalité, dont les principes vont à l’encontre de ceux qui vont gérer le pays dans lequel il vit. Ses idées conservatrices le feront devenir un homme seul, pauvre intérieurement, sans avenir. Cette image du personnage principal donne à la fois une impression de liberté de penser, mais aussi de mal-être, chose qui n’est jamais montrée dans le western de cette époque. C’est là un exercice périlleux pour John Ford à l’époque, qui n’a pas donné que des bravos, mais l’a fait rentrer dans l’histoire des plus grands films de tous les temps… de par cette audace !
ajouté par Butch, le 2010-08-19, modifié la dernière fois le 2010-08-19Au sens propre et au figuré, des portes s’ouvrent et se ferment. La première scène du film, l’accueil d’Ethan, comme son départ, il faut prêter une grande attention à ces symboles. La jeune fille Debbie, est prise dans les bras du héros, Ethan, puis soulevée, au début, lorsqu’elle est une petite fille, puis à la fin, lorsqu’elle est ramenée à la maison… Le réalisateur John Ford, ouvre et ferme des portes à plusieurs reprises dans ce film, qui montrent un début et une fin qui n’en sont pas vraiment, mais qui poussent à une réflexion sur l’être humain, et ses buts…
ajouté par LukyStream, le 2010-08-19, modifié la dernière fois le 2010-08-19Ethan, le héros du film, vu par John Ford, n'est pas un rutilant médaillé aux allures fières. Son passé est trouble, il y a 3 années de sa vie que l'on ne peut définir. Ethan essaye plusieurs fois d'en parler à son compagnon de chevauchée. Après la guerre, il s'est surement livré à quelques actes répréhensibles, à la frontière mexicaine, comme beaucoup d'autres compagnons déçus de l'issue de la guerre...
ajouté par LukyStream, le 2010-08-19, modifié la dernière fois le 2010-08-19Le westerns majeurs de John Ford dans la tranche des années 1950, un film complexe visuellement, tant les repère et allusions sont nombreux. La variété des paysages est impressionante, le héros interprèté par John Wayne n'appartient à aucune entité, si ce n'est celle des gens perdus... Une Amérique mythique, est sur le point de disparaître, par désillusion. La haine des deux côtés, est immédiatement palpable,
ajouté par Guy75, le 2010-08-19, modifié la dernière fois le 2010-08-19Le titre français et le titre anglo-saxon ne mettent pas l'accent sur la même chose. Le titre français, La prisonnière du désert met l'accent sur la jeune fille capturée et sa souffrance, elle est prisonnière perdue dans une immensité, et elle est la personne qu'il faut contempler et apprécier. Le titre américain, "The Searchers", met l'accent sur les personnes qui font cette interminable quête, aussi une souffrance, mais totalement différente. La soumission quelle qu'elle soit est vue comme une faiblesse, même par une jeune fille, la souffrance n'est autre que celle de perdre un être au détriment de l'ennemi, la douleur est celle de la faiblesse... L'Ouest américain de l'époque est dur, les personnages ne supportent pas la faiblesse. Le sacrifice de sa propre vie n'est pas grave, si cela apporte à la cause de son état... Même si cela doit être amer...
ajouté par Julien, le 2010-08-18, modifié la dernière fois le 2010-08-18Certains cinéastes disent que John Ford est le seul à avoir réussi à montrer les véritables pensées de John Wayne. Il était profondément attaché aux valeurs de son pays, mais aussi blessé et parfois en désaccord avec la politique du gouvernement. Mais il ne le montrait jamais en public, il affichait une totale dévotion. John Wayne ne disait pas ce qu'il pensait, même jusqu'au bout de sa maladie, jamais il n'a critiquer son pays, pour qui il avait une profonde reconnaissance. Toutefois, John Ford, au travers de ce film merveilleux, parvient à extirper de cette façade qui était devenue un véritable emblème des débuts de l'Amérique, certaines nuances très intéressantes. Sont-t-elles un personnage complètement inventé, ou une part de vérité, il est très intéressant de se le demander, le film pousse à une réflexion sur ce pays, les gens qui l'ont fait, et aussi l'acteur principal... le grand John Wayne...
ajouté par cineculte, le 2010-08-17, modifié la dernière fois le 2010-08-17
John Ford a réalisé un western, que l'on pourrait qualifier de "film noir", si on le compare à ce qui se faisait à l'époque et dans le genre. Il passe très bien le temps, sa version remastérisée est magnifique, sur le DVD Blu-ray, il y a un bonus avec un reportage sur cette technique, qui permet d'augmenter la qualité des images de l'époque, pour en faire du HD, et le traitement des couleurs. Le résultat est magnifique, et on pourrait dire, que La prisonnière du désert est un film qui très réaliste, dénudé de tous les artifices et recettes du western hollywoodien, pour donner une ambiance, de ce qu'à pu être la vie dans ces contrées, à cette époque.
Le film a été tourné un maximum en extérieur, donc pas de décors en carton pour les paysages, ce sont les magnifiques rochers de la Monument Valley, un décor naturel et somptueux.
On y voit un héros, profondément aigri par la vie, dont la haine pour les autres peuples est très perceptible, au point d'en devenir cruel. Mais le réalisateur montre par son héros déçu, les causes de la haine et du désespoir.
Au long du film, on passe à plusieurs reprises, de cette petite maison, qui l'abri de la famille du héros, aux gigantesques paysages rocheux des plaines de l'Utah, et les plans séquence au travers de la porte sont hautement symboliques, du premier plan, jusqu'au dernier, en passant par d'autres qui révèlent des sentiments très forts.
A voir absolument!
ajouté par Guy75, le 2010-08-10, modifié la dernière fois le 2010-08-10
Le Duke comme il se faisait appelé aux Etats-Unis, John Wayne, a tellement été marqué par l'image controversée de son personnage, qu'il a appelé son propre fils, né 1962, Ethan, du nom de son personnage dans le film.
ajouté par Dylan, le 2010-08-10, modifié la dernière fois le 2010-08-10Une petite analyse du film, sans prétention.
Le désert, omniprésent dans le film, filmé pour en montrer sa grandeur et son vide, est un parallèle avec la vie du héros, Ethan, joué par John Wayne, qui est un homme seul, dont les convictions et les réactions montrent un énorme vide intérieur.
Les indiens sont montrés, avec fusils, chevaux, chasseurs de bisons, nomades, dans un état qui montre l'influence de l'homme blanc. Les indiens n'étaient rien de tout cela avant l'arrivée des blancs. John Ford montre un combat nuancé, complexe, qui fait surgir les origines et leurs conséquences pour tous.
ajouté par Cinescop, le 2010-08-10, modifié la dernière fois le 2010-08-10Il est à noter que le film peut paraître avoir certaines longueurs pour les non initiés, mais ceci est totalement voulu par le réalisateur John Ford, qui pensait que le spectateur devait ressentir les mêmes sensations que les personnages du film. L'histoire du film représente une longue et laborieuse traque, le temps passe, la fatigue s'en ressent, et le spectateur ne doit pas voir cela d'un oeil scientifique, mais il doit subir cette épopée,... C'était en tous cas le point de vue de John Ford, son génie est reconnu, et ses techniques sont tout à fait époustouflantes d'ingéniosité.
ajouté par Cinescop, le 2010-08-07, modifié la dernière fois le 2010-08-07Le film La prisonnière du désert est un véritable chef-d'oeuvre en ce qui concerne la photographie et le jeu de lumière. Les prises de vue tournées en extérieur sont tout simplement magnifiques, tourné dans le très connu Park National Monument Valley, qui est déjà une merveille en soi, le film montre des scènes d'une grande beauté artistique, les jeux de lumières sont quasiment enivrants.
ajouté par Cinescop, le 2010-08-07, modifié la dernière fois le 2010-08-07A noter la présence de deux soeurs, Lana Wood et Natalie Wood, qui deviendront toutes deux de grandes actrices, mais aussi des actrices dont le caractère légendaire fera beaucoup parler, par leur personnalité, et l'attirance pour les rôles moins faciles et plus complexes. John Wayne tient dans ce film un rôle atypique, presque d'antihéros, déçu par son pays et la guerre de Sécession, par vraiment le sentiment patriotique auquel l'acteur nous a habitué. John Ford n'a jamais caché son attirance pour les films noirs de l'époque. Il met en scène des personnages beaucoup moins évidents que les westerns classiques de l'époque, mais d'une dimension tout à fait saisissante. Les personnages qui se mettent en quête, ne recherchent pas seulement la prisonnière du désert, mais ils se cherchent eux-mêmes, en quête de leur propre identité. La particularité de ce film est surtout l'ambiguïté des personnages, plutôt rare à cette époque.
ajouté par cineculte, le 2010-08-07, modifié la dernière fois le 2010-08-07L'histoire originale est un livre écrit par Alan Le May, John Ford s'en est profondéement inspiré pour recréer son histoire avec le scénariste Frank S. Nugent. Les deux cinéastes ont pourtant modifié beaucoup de points de l'histoire originale. Mais le roman d'Alan Le May est en fait tiré d'une histoire bien réelle. Une petite fille a été kidnappée en 1836, au Texas. Elle a été retrouvée devenue la femme d'un chef Comanche, des années plus tard. Elle sera ramenée de force dans la communauté blanche, contre son avis.
ajouté par Julien, le 2010-08-07, modifié la dernière fois le 2010-08-07Plus qu'une réussite, malgré un accueil assez froid de la critique et des spectateurs lors de sa sortie, les multiples finesses introduites par John Ford lors de la création de ce film en ont fait une légende du cinéma hollywoodien. Que ce soit la manière dont il film les grands espaces et les personnages qui y évoluent, ou les subtilités qu'il intègre à son film, le résultat est grandiose. La manière dont est filmé l'intérieur de la maison de la famille d'Ethan rend une ambiance à la fois austère, de par la simplicité, mais aussi chaleureuse de par la netteté et les couleurs qu'il y apporte. Parfois, lors de scènes violentes, Ford décide de montrer l'acte, mais aussi parfois de détourner les yeux du spectateur, et de le suggérer, par une introduction qui rend le moment encore plus dramatique émotionnellement. Preuve d'une maîtrise parfaite du réalisateur John Ford et de son opérateur responsable de la photographie, ce film est souvent montré comme exemple dans les écoles de cinéma.
ajouté par Butch, le 2010-08-07, modifié la dernière fois le 2010-08-07


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